Aspartame, stévia, acésulfame K... Faut-il se méfier des édulcorants ?

A consommer avec modération

L’aspartame est un des édulcorants les plus utilisés, mais son innocuité est très controversée.

 

 

 

Les édulcorants sont des additifs ajoutés en remplacement du sucre de nombreux aliments allégés (yaourts aux fruits, crèmes desserts, bonbons, sodas, etc.), afin de réduire leur apport énergétique. On distingue :

  • Les édulcorants intenses : leur pouvoir sucrant est très supérieur à celui du sucre de table (jusqu’à 600 fois). Une quantité infime suffit donc à donner la saveur sucrée, sans apporter de calories.
  • Les édulcorants de charge : leur pouvoir sucrant est identique au sucre de table (saccharose), mais ils sont 2 fois moins caloriques. Ils permettent de réduire l’apport énergétique tout en apportant de la masse, pour compenser l’absence de sucre.

L’aspartame est présent dans plus de 6000 produits, aliments et médicaments.

Les industries agroalimentaires utilisent généralement un mélange d’édulcorants intenses (aspartame, acésulfame K, stévia...) et édulcorants de charge (sorbitol, xylitol, mannitol…) pour obtenir une saveur sucrée la plus proche du sucre de table, sans arrière-goût.

 

Polémiques autour de l’aspartame

Soupçonné d'être cancérigène, de causer des naissances prématurées, l’aspartame a été réévalué récemment par l'Agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Elle a publié ses conclusions en décembre 2013, réaffirmant l’innocuité de l’aspartame.

Cet avis ne convainc pas de nombreux scientifiques, notamment le Réseau Environnement Santé (RES) qui dénonce "une fraude" et demande l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire. Le RES rappelle que le risque lié aux édulcorants est démontré par des études publiées dans des revues de référence et dénonce les déficiences majeures du rapport de l’Efsa:   

  • Calcul de la Dose Journalière Admissible (DJA) sur la base d'études menées par des industriels en 1973, n'ayant jamais été évaluées par des experts indépendants. La DJA de l'aspartame est de 40 mg par kilo de poids corporel.
  • Exclusion sans justification scientifique d'études récentes démontrant les dangers de l’aspartame sur l’animal et sur l’homme (cancers, prématurité, diabète de type 2), et définissant une DJA jusqu’à 2000 fois plus faible qu’actuellement. 

La consommation d'édulcorants est d’autant moins acceptable qu’ils n’ont aucun intérêt nutritionnel, comme l’a déclaré l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). 

Retrouvez dans Je veux agir nos conseils pratiques pour éviter les édulcorants.

Lire la suite >

Dernière mise à jour : 23 février 2015.

Info/intox
La consommation excessive de boissons light est un facteur de risque de diabète 2.
Les édulcorants intenses aident à perdre du poids.
Je suis enceinte, je peux consommer de la stévia sans danger.