Comment lutter contre les moustiques, sans risques pour la santé ?

Des mesures adaptées à chaque situation

La lutte contre les moustiques est capitale lorsque ceux-ci sont susceptibles de transmettre des maladies. Retrouvez ici des conseils à adopter en fonction de votre lieu d’habitation.

Zone sans risque de transmission de maladies : chassez les moustiques naturellement

  • Portez des vêtements amples, couvrants et de couleur claire (la chaleur attire les moustiques).
  • Installez des moustiquaires aux fenêtres et aux portes, autour des lits et des berceaux.
  • Douchez-vous après l’effort : l’odeur de transpiration attire les moustiques, tout comme les parfums.
  • Utilisez un ventilateur pour créer un courant d’air, les moustiques les évitent. L’air frais du climatiseur a le même effet répulsif.
  • Les huiles essentielles peuvent être utilisées mais ont une efficacité réduite. Il existe des recettes sur internet à base d’huile végétale et huiles essentielles (eucalyptus citronné, géranium rosat …) à la fois répulsives et apaisantes.

Eviter la reproduction des moustiques tigres
Les moustiques tigres ne se déplacent pas beaucoup, et ceux que l’on a chez soi ont généralement éclos dans le jardin ou les espaces verts à proximité. Veillez donc à supprimer les lieux de ponte, c’est-à-dire tous les endroits où il peut y avoir une rétention d’eau : soucoupe de pot de fleur, bâche, pneu, bassin d’ornement (s’il y a des poissons ils se nourriront des larves), réserve d’eau (la recouvrir d’une moustiquaire)...

Zoom
Un ingrédient toxique, même dans certains produits « écolo »
Le pipéronyl butoxyde (PBO) est un adjuvant utilisé pour renforcer l’action de certains produits, afin de réduire leur concentration en principe actif. Ce composé peut être ajouté dans les produits conventionnels et ceux qui sont a priori plus naturels, à base de pyrèthre végétal notamment, mais il augmente cependant la toxicité des pyréthrinoïdes (insecticide de synthèse), et est classé « cancérigène possible » par l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA). Pensez donc à lire la composition, et évitez les produits contenant du pipéronyl butoxyde (PBO) !
 

Zones « à risque » : les produits anti-moustiques sont incontournables

Acheter en pharmacie n’apporte aucune garantie sur la qualité et l’efficacité du produit, restez attentif à la liste d’ingrédients !

Ces produits sont nécessaires si vous voyagez ou résidez dans une région où les moustiques peuvent transmettre le paludisme, la dengue, le chikungunya… Pour une efficacité optimale et pour limiter les risques pour la santé, veillez à respecter les précautions suivantes :

  • Suivez le mode d’utilisation du produit : fréquence et nombre maximal d’applications par jour... Cela dépend du principe actif et du dosage, le Ministère de la Santé a publié un tableau récapitulatif pour les personnes sensibles (enfants, femmes enceintes…).
  • Pour les jeunes enfants, n’utilisez que des produits adaptés à leur âge, ils seront moins concentrés en principe actif. Chez les enfants de moins de 30 mois il est particulièrement déconseillé d’utiliser des anti-moustiques en spray. Evitez l’application de produit autour de la bouche, des yeux, et sur les mains qui sont souvent portées à la bouche.
  • Appliquez le produit seulement sur les parties du corps non protégées par des vêtements.
  • Si vous avez besoin d’appliquer de la crème solaire, mettez-la 20 minutes avant d’utiliser un anti-moustique.
  • N’appliquez pas le produit sur une peau irritée ou brûlée par le soleil, sur des coupures ou sur des égratignures.
  • Si du produit entre en contact avec vos yeux, rincez-les immédiatement avec de l’eau.
  • Lorsque vous n’avez plus besoin de protection, lavez-vous la peau à l’eau savonneuse.
  • Appliquez de nouveau du produit après être allé dans l’eau.
  • Mieux vaut éviter les produits en spray, mais le cas échéant, appliquez-le dans une pièce aérée ou à l’extérieur, en évitant de respirer la « brume » de produit. 

Spirales à brûler, aérosols et diffuseurs : à utiliser avec précaution

  • Les spirales à brûler doivent être uniquement utilisées à l’extérieur : l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) indique qu’elles émettent de nombreuses substances toxiques et polluantes, qui ont des effets irritants sur les voies respiratoires. Les spirales sont assez efficaces à condition d’être installées à proximité immédiate.
  • Les diffuseurs électriques émettent de l’insecticide sans arrêt. Il est donc vivement recommandé d’utiliser ces appareils de façon ponctuelle, et surtout pas pendant la nuit.
  • Les sprays et bombes aérosols : les substances toxiques se répandent dans toute la pièce, il est donc conseillé de cibler les insectes,  puis de quitter la pièce. L’installation d’une moustiquaire aux fenêtres est recommandée pour pouvoir renouveler l’air pollué.

​Dernière mise à jour : 31 juillet 2015.

Dates des actions proposées

De nouvelles dates à venir