Comment lutter contre les moustiques, sans risques pour la santé ?

Que contiennent les produits anti-moustiques ?

Ils se révèlent indispensables dans certaines zones géographiques, mais contiennent des substances qui peuvent présenter une certaine toxicité.

 

 

La lutte contre les moustiques repose le plus souvent sur l’un des principes actifs chimiques suivant, en proportion variable : DEET, IR 3535 ou Icaridine. Le DEET est la substance la plus utilisée, et est particulièrement recommandé dans les zones où les moustiques peuvent transmettre la dengue, le chikungunya ou le paludisme.
Les substances plus naturelles également utilisées (extraits de plantes, citronnelle, huile essentielle de géranium…) seront inefficaces dans les zones fortement infectées. 

Efficacité variable, toxicité démontrée

Un dosage élevé de principe actif n’est pas toujours synonyme d’une meilleure efficacité

Le DEET a des effets indésirables sur les cellules nerveuses des mammifères (Corbel et al., 2009). Il est identifié comme un répulsif, mais a la capacité de tuer les insectes et devrait donc être reclassé en tant qu’insecticide. Il peut s’avérer dangereux en combinaison avec certains autres insecticides, notamment chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 12 ans. Les effets secondaires les plus fréquents sont des irritations cutanées et oculaires. Son utilisation reste cependant justifiée en prévention de maladies graves pouvant être transmises par les moustiques.

 

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Répulsif ou insecticide : 2 réglementations différentes
Les répulsifs, qui éloignent les insectes, sont uniquement soumis à la réglementation des cosmétiques, tandis que les insecticides, qui tuent les indésirables, sont soumis à la réglementation des pesticides, plus stricte. Ils contiennent des substances nocives et leur usage doit être réservé aux situations à risque, lorsque les moustiques peuvent transmettre des maladies.

Des alternatives plus écologiques… à réserver aux régions tempérées non infectées 

Les produits à base de plantes ne protègent pas suffisamment, qu’il s’agisse d’huiles essentielles ou de citronnelle. On pense alors être protégé, et risquer de contracter une infection transmise par les moustiques, ce qui peut s’avérer grave dans certains pays touchés par le paludisme, le chikungunya, la dengue, ou la fièvre jaune.
Ainsi, le Ministère de la Santé a publié en janvier 2014 les recommandations suivantes en prévention des zoonoses, sur la base de l’avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP) du 25 avril 2013. Dans les zones à risque, il est fortement recommandé de ne pas utiliser :

  • les bracelets anti-insectes pour se protéger des moustiques et des tiques ;
  • les huiles essentielles dont la durée d’efficacité, généralement inférieure à 20 minutes, est insuffisante ;
  • les appareils sonores à ultrasons, la vitamine B1, l’homéopathie, les raquettes électriques, les rubans, papiers et autocollants gluants sans insecticide.

Retrouvez dans Je veux agir nos conseils pratiques adaptés à chaque situation.

Dernière mise à jour : 31 juillet 2015.