En tant qu’aidant familial, comment préserver ma santé pour mieux aider mon proche ?

Santé des aidants : un enjeu de société

La plupart des aidants donnent toute leur énergie au service de leur proche malade ou handicapé, parfois au détriment de leur propre santé. 

La France dénombre 8,3 millions d’aidants.

76 % des aidants sont des femmes (baromètre Senior Stratégic)

4,3 millions d’entre eux s’occupent de personnes de plus de 60 ans. 33% sont retraités tandis que 47% travaillent, ce qui rend la tâche d’autant plus complexe. La vie familiale, sociale, professionnelle de l’aidant peut vite être impactée. Source : Ocirp.

Les aidants mettent leur santé au second plan…

S’autoriser un peu de répit est nécessaire tant physiquement que moralement, pour pouvoir accompagner son proche à long terme. Il est important de préserver du temps pour soi, pour sa santé car l’épuisement peut vite arriver et compromettre l’accompagnement.

  • 29% des aidants se sentent anxieux et stressés
  • 25% des aidants déclarent ressentir une fatigue physique et morale
  • 48% des aidants déclarent avoir une maladie chronique

Source : Enquête Handicap-Santé.

... parfois jusqu’au burn-out.

Anxiété, sommeil perturbé, épuisement, dépression… Le surmenage des aidants est une réalité ! Selon leur âge et leurs fragilités, ils peuvent tomber malade, être amenés à renoncer à leur activité professionnelle, perdre leur propre autonomie, etc.

69% des Aidants déclarent ne pas être suffisamment reconnus par la société (baromètre Senior Stratégic)

La Haute Autorité de Santé a publié des recommandations pour le suivi des aidants familiaux, qui repose  notamment sur une consultation médicale annuelle. Ce rendez-vous permettrait de faire un bilan nutritionnel, physique et psychique, et s’assurer que les aides médico-sociales et financières nécessaires sont mises en place.

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Le droit au répit 

La loi sur le vieillissement reconnait le rôle des aidants, et leur droit à faire une « pause », dans le cadre de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), et permet de financer l’accès à des solutions temporaires pour que l’aidant puisse confier son proche le temps d’une heure, d’une journée, d’un week end. Ce droit au répit peut être activé quand le plafond du plan d’aide APA de la personne aidée est atteint. Il peut financer dans la limite de 500 € par an :

  • l’accueil de la personne aidée dans un accueil de jour ou de nuit,
  • un hébergement temporaire en établissement ou en accueil familial,
  • un relais à domicile.

Certaines associations dénoncent cependant les limites de cette loi qui ne prend en considération que les 600 000 bénéficiaires de l’APA à domicile et 800 000 aidants, sur les 8,3 millions que compte la France.

Dernière mise à jour : 30 novembre 2016.