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Activité physique et diabète de type 2

En France, 5% de la population, soit près de trois millions de personnes, sont sous traitement pour la prise en charge d’un diabète. Avec le vieillissement de la population et l’augmentation de l’obésité en lien avec la sédentarité, la prévalence du diabète va augmenter.
Le diabète est souvent associé à d’autres facteurs de risque comme les maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle (HTA) et une hypercholestérolémie.
Ses complications touchent notamment le cœur, la vision, les reins et le système nerveux.

 

 

Mieux connaitre le diabète

On distingue le diabète de type 1 qui est souvent une maladie auto-immune traitée par insuline et le diabète de type 2, appelé aussi diabète sucré qui est causée par l’apparition d’une résistance à insuline et /ou un défaut de sécrétion en insuline en raison d’un surpoids et une augmentation de la graisse abdominale.

Le prédiabète est défini par une glycémie à jeun entre 1,10 et 1,26 g/l ; au-delà, on parle de diabète de type 2.

La prévention, c’est la vérification de la glycémie à jeun et aussi la lutte contre la sédentarité et le surpoids.

 

Les bonnes conduites afin de surveiller l’évolution du diabète de type 2

Accepter la maladie et si besoin avoir recours aux associations de patients ou aux informations proposées par l’assurance maladie ou votre mutuelle.

Pratiquer régulièrement une auto surveillance de la glycémie.

Respecter les consignes de son médecin en matière de traitement, d’alimentation et d’examens à réaliser.

Surveiller la bonne hygiène de ses pieds.

Avoir une l’activité physique régulière.

Le saviez-vous ?

L’activité physique a des effets bénéfiques sur le diabète de type2

Quelques règles de bonne pratique :

- Eviter les efforts brutaux et explosifs, privilégier les exercices réguliers modérés et suffisamment prolongés, avec toutefois une surveillance de la fréquence cardiaque qui ne doit jamais dépasser 200 – âge (par exemple 155 pulsation par minute pour une personne de 45 ans).

 - Eviter les efforts statiques, comme maintenir un objet lourd sans bouger.

- Adapter le niveau d’effort en termes d’intensité et de durée afin de prévenir la survenue d’une hypoglycémie.

- Le froid (-5°) et la chaleur (+30°), un taux de forte humidité et l’altitude sont déconseillés.

- Certains sports peuvent aggraver les effets secondaires d’un diabète. Faire attention si l’on pratique un sport pouvant blesser les yeux, type sport de combat.

- La consommation de boissons énergisantes est à déconseiller.

- Ne pas faire de séances d’activité physique si la glycémie est inférieure à 1g/l ou supérieure à 2,5g/l.

 

Comment pratiquer une activité physique adaptée au diabète de type 2 ?

  1. Pratiquer de l’endurance modérée au moins deux fois par semaine d’une durée de 35 à 60 minutes.
  2. Pratiquer des efforts plus intenses et de 20 minutes maximum en alternance.
  3. Réaliser deux fois par semaines du travail musculaire avec résistance en faisant des séries de 10 à 15 répétitions et en ajoutant 10 minutes de travail de l’équilibre et de la souplesse.
  4. Se réhydrater régulièrement avec de l’eau, puis surveiller sa glycémie.

 

Mieux connaître la pratique d’une activité physique de type endurance

Conseil commun à d’autres facteurs de risque

- Vous pouvez, par exemple, faire de la marche rapide, un footing ou du vélo d’appartement pendant 35/60 minutes au minimum deux fois par semaine. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande au moins 30 minutes par jour 5 fois par semaine d’exercices variés

En pratique, marcher, faire ses courses, sortir son chien, aller à pieds chercher ses enfants à l’école, tondre la pelouse, faire le ménage ou descendre du tram, bus, métro une ou deux stations avant sa destination sont des activités physiques favorables pour la santé.

- Sécurisez votre pratique en surveillance votre rythme cardiaque. Sachez que l’effort ne doit pas provoquer une augmentation de votre fréquence cardiaque au-delà de la formule 200 – l’âge. Il est toujours difficile de savoir tester soi-même sa fréquence cardiaque. Il existe des appareils de mesure appelés cardiofréquencemètres mais votre smartphone peut posséder une Appli. Autre repère vous devez être apte à parler, chantonner ou siffler sans être essoufflé anormalement (talk test).

 

Les contre-indications à la pratique d’une activité physique ou d’un sport

Une glycémie anormale le jour de l’exercice inférieure à 1g/l ou supérieure à 2,5g/l.

Une glycémie mal contrôlée sous traitement et adaptation alimentaire.

Une complication du diabète comme une rétinopathie sévère, une atteinte rénale sévère ou encore une hypertension.

Une blessure qui perdure aux pieds ou la présence d’un mal perforant plantaire. 

Dans tous les cas, demandez l’avis de votre médecin.

 

Comment réagir en cas d’hypoglycémie ?

La prévention repose sur la prise d’une collation glucidique avant (pendant, en cas d’endurance à intensité forte) et après l’effort. Ayez avec vous en permanence trois ou quatre morceaux de sucre et une ressource en sucres lents type pâtes de fruits ou barres multicéréales.

En pratique, il y a peu de risque d’hypoglycémie chez un patient diabétique de type 2 lorsqu’il pratique un effort en intensité modérée et qu’il n’est pas sous traitement par hypoglycémiants oraux ou sous insuline.

Attention cependant : après une activité physique de forte intensité,  il peut survenir une hyperglycémie  dont les symptômes sont la polyurie (urines abondantes), la fatigue, la faiblesse et l’augmentation de la soif. Contrôlez votre glycémie au moindre doute

 

Les conseils du pro :

  • Motivez-vous à l’activité physique en fixant des objectifs réalisables car l’activité physique favorise la perte de poids.
  • Commencez doucement par des séances de 20/30 minutes.
  • N’oubliez jamais l’échauffement (10 minutes en moyenne).
  •  Evitez les efforts brutaux et intenses.
  • Buvez 3 à 4 gorgées d’eau sucrée toutes les 20/30 minutes.
  • Ayez un équipement adapté et surtout soyez bien chausser.
  • Arrêtez si vous ressentez des signes d’hypoglycémie, une douleur dans la poitrine, un essoufflement anormal, des palpitations, des sifflements d’oreilles ou si vous avez la tête qui tourne et/ou un peu trop chaud.
  • Utilisez les traqueurs d’activités, podomètre ou autres Applis afin de planifier votre programme d’activités physiques.
  •  L’encadrement par un coach, si c’est possible, est une plus-value.
  • Ayez toujours sur vous un téléphone portable avec batterie opérationnelle pour appeler les secours en cas de besoin.

 

01/11/2018 pbacquaert IRBMS Hauts de France www.irbms.com

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