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Activités physiques et Troubles Musculo-Squelettiques (TMS)

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont au premier rang des maladies professionnelles. Mais des loisirs pratiqués de manière intensive – sports, bricolage ou jardinage - peuvent aussi être à l’origine de ces troubles de l’appareil locomoteur.

 

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont des troubles de l’appareil locomoteur provoqués en partie par l’activité professionnelle. Mais on peut aussi retrouver des TMS d’origine sportive ou consécutives à du bricolage ou du jardinage.

Première cause de maladies professionnelles, ils provoquent une baisse des performances  et de la mobilité. Ils sont responsables de 80% des maladies professionnelles et de plus de 8 millions de journées de travail perdues par an.

 

Où ces troubles sont-ils localisés ?

 

Les TMS touchent :

  • Le rachis, avec des lombalgies et dorsalgies;
  • Le cou et la ceinture scapulaire avec des cervicalgies, des torticolis et des contractures scapulaires;
  • Les épaules avec les tendinites de la coiffe et les épaules douloureuses et gelées;
  • Le coude avec les épicondylites et épitrochléites mais aussi des hygromas de l’olécrane;
  • Le poignet avec le syndrome du canal carpien et autres douleurs canalaires et aussi les entorses;
  • Le genou avec l’hygroma poplité, la tendinite rotulienne et de la patte d’oie et le syndrome rotulien d’instabilité rotulienne;
  • Le pied avec la tendinite d’Achille.

 

Quelle est leur origine ?

 

Toute sollicitation en surmenage articulaire avec répétition et/ou mauvaise exécution peut provoquer un TMS.

La sédentarité est un facteur de risque complémentaire en association avec des causes extra-professionnelles. Il existe d’autres facteurs qui prédisposent à ces affections :

  • Le surpoids, la raideur articulaire, l’âge, le stress, les temps de transports passifs, une alimentation déséquilibrée, la mauvaise hydratation, une maladie chronique ou évolutive entrainant une fatigabilité;
  • Des difficultés familiales ou financières;
  • Un mauvais sommeil et une dépression latente.

 

La prévention passe par l’amélioration des conditions de travail, l’aménagement des postes de travail et la pratique d’exercices physiques adaptés avant, pendant et après le travail.

 

Comment prévenir le risque de TMS ?

Les conseils au boulot

 

Mieux se tenir devant son bureau;

Marcher en travaillant;

Utiliser des sièges ergonomiques et adaptés à votre morphologie;

Pour les emplois dans la distribution, comme caissière par exemple, modifier la situation des scan de codes-barres et rendre amovibles ces codes-barres ou amovible le capteur;

Modifier les processus de port de charges lourdes ou répétitives;

Changer ses habitudes posturales même pendant les transports domicile travail;

Utiliser des supports adaptés lors de travail accroupi ou allongé;

Respecter des pauses étirements et décontraction...

 

S’il existe beaucoup de petites solutions individuelles, la priorité reste la recherche avec l’entreprise des moyens d’améliorer le bien-être au travail.

 

Luttez contre la sédentarité

 

Pratiquez au moins 30 minutes par jour une activité physique différente de celle du travail, en sollicitant le plus grand nombre de muscles de l’organisme et en réalisant après l’effort des étirements récupérateurs.

Rendez vos déplacements plus actifs en limitant la voiture et en prenant le bus, métro ou tram un à deux arrêts plus loin afin de marcher.

Les jours de congés, pratiquez une activité de loisir et /ou sportive afin de travailler votre forme physique et mentale.

Montez au moins un à deux étages par jour sans prendre l’ascenseur.

 

Prenez vos douleurs au sérieux

 

Réalisez tous les matins un réveil musculaire de quelques minutes en étirant les zones anatomiques les plus sensibles, mais que cela ne supprime pas le petit déjeuner !

Consultez votre médecin si des douleurs ou contractures ne cèdent pas rapidement aux antalgiques.

Sur la douleur appliquez du froid le soir chez vous selon un protocole conseillé par votre pharmacien ou votre médecin.

Si les signes persistent, faites de la  kiné et profitez aussi des massages et de la balnéothérapie.

Allez en cure thermale selon les conseils de votre médecin et participez si besoin aux Ecoles du dos.

Consultez le service de santé au travail et le médecin du travail afin d’obtenir éventuellement un aménagement de poste.

Et surtout au travail, pendant les pauses, faites des étirements et hydratez-vous.

 

Les bonnes résolutions afin de limiter la survenue de TMS

 

  • Apprenez à soulager votre corps en réalisant des gestes contrôlés et adaptés
  • Réhydratez-vous régulièrement
  • Pratiquez toutes les heures 5 minutes d’étirements
  • Aménagez votre poste de travail à votre ergonomie
  • Ayez un habillement adapté à vos taches de travail et de bonnes chaussures confortables
  • Pratiquez des activités physiques ou un sport
  • Soignez très vite les moindres douleurs et ne laissez pas s’installer des contractures douloureuses permanentes

 

Le dernier conseil du pro

 

  • Ne prenez pas de médicaments en automédication pour masquer une douleur
  • Gérez votre stress en réalisant des étirements et de la relaxation et  en pratiquant une activité physique ludique et plaisante
  • Dès les premiers signes de douleur, contractures ou premières fatigues, parlez-en à votre médecin
  • Pratiquez un réveil musculaire tous les matins et si possible, le soir réalisez quelques étirements avant de vous coucher

 

 

Contenu

Docteur Patrick Bacquaert

Médecin spécialiste

Médecin chef de l’IRBMS Hauts-de-France

25/04/2019 pbacquaert IRBMS Hauts de France 

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