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Les cancers masculins

Avec 10 millions de nouveaux cas de cancer dans le monde en 2020, les hommes sont les plus touchés par les cancers. En France, les cancers les plus fréquents chez les hommes sont les cancers de la prostate, du poumon et le cancer colorectal. Ces cancers se situent loin devant le cancer du testicule, qui constitue, cependant, le principal cancer chez les jeunes hommes.   

 

Le cancer de la prostate, le cancer le plus fréquent chez l'homme

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes avec 66 070 nouveaux cas diagnostiqués en 2020 en France. Il s’agit d’un cancer du sujet âgé, apparaissant le plus souvent après 50 ans. Le cancer de la prostate est un cancer de bon pronostic avec une survie nette à 5 ans de plus de 90 % et une mortalité en constante diminution depuis 1990, grâce à l’amélioration des traitements et des techniques de dépistage. 

L’âge constitue le principal facteur de risque de ce cancer, avec un risque passant de 1 à 7%, entre 50 et 64 ans, à 50% pour les hommes âgés de plus de 80 ans. Des facteurs de risque environnementaux et comportementaux comme la présence d’un surpoids ou d’une obésité, notamment une obésité abdominale, sont également associés à une augmentation du risque de cancer de la prostate.  

 

Le cancer du poumon  

Le cancer du poumon est le 2ème cancer le plus fréquent chez l’homme avec 31 941 nouveaux cas diagnostiqués en 2020. Il constitue la première cause de mortalité par cancer en France.  Le tabagisme est de loin le premier facteur de risque de cancer du poumon, responsable de 87% des cancers du poumon chez les hommes. Le risque de développer un cancer augmente avec la quantité de tabac fumé mais, également, avec la durée de consommation. L’exposition au tabagisme passif (augmentation du risque de cancer de 26%), au radon (2ème facteur de risque) et, enfin, l’exposition à la pollution atmosphérique, constituent d’autres facteurs de risque du cancer du poumon. Selon l’INRS, 15% des cancers pulmonaires ont une origine professionnelle, le principal facteur étant l’amiante.  

 

Le cancer colorectal 

Avec 25 781 cancers diagnostiqués en 2020, le cancer colorectal est le 3ème cancer le plus fréquent chez l’homme. Il est le 2ème cancer le plus mortel, après celui du poumon, avec 9 209 décès par an en 2019.  

Outre l’âge et les antécédents familiaux, le tabac, la consommation d’alcool, le surpoids et l’obésité, la consommation de viande rouge et l’exposition prolongée à l’amiante constituent les principaux facteurs de risque du cancer du côlon. La pratique d’une activité physique a, quant à elle, montré un rôle protecteur contre ce cancer. 

  

Le cancer du testicule, le cancer de l’homme jeune.  

Le cancer du testicule est un cancer rare (1 à 5% de l’ensemble des cancers chez l’homme). Il constitue, cependant, le cancer le plus fréquent de l’homme âgé entre 15 et 35 ans. Il s’agit d’un cancer de bon pronostic avec une survie nette standardisée de 88% à 5 ans. 

Le principal facteur de risque du cancer du testicule est un antécédent de cryptorchidie (absence de descente du testicule dans les bourses durant l’enfance).  

  

Comment prévenir ces cancers ?    

Mesures de prévention  

Les principales mesures pour réduire le risque de cancers sont (OMS, 2021) : 

  • Limiter la consommation du tabac, 

  • Manger équilibré (alimentation riche en fruits et légumes), 

  • Conserver un indice de masse corporelle sain, 

  • Eviter l’abus d’alcool, 

  • Et pratiquer une activité physique régulière. 

  

Le dépistage précoce du cancer colorectal 

Chaque personne, âgée entre 50 et 74 ans, est invitée tous les 2 ans à réaliser un dépistage précoce du cancer colorectal. Ce dépistage repose sur la réalisation d’un test immunologique (recherche de sang dans les selles) rapide et indolore. Les kits de dépistage sont disponibles chez votre médecin traitant qui pourra vous informer des modalités de dépistage et de suivi propres à votre situation.   

  

Le dépistage du cancer de la prostate   

A ce jour, en France et à l’étranger, le dépistage systématique du cancer de la prostate par dosage de l’antigène prostatique spécifique (PSA) n’est pas recommandé par les autorités sanitaires chez les hommes en l’absence de symptômes, notamment par manque de preuve sur les bénéfices apportés par un tel dépistage (risque de surdiagnostic, de surtraitement et pas d’effets significatifs démontrés concernant la réduction de la mortalité). La réalisation d’un dépistage individuel du cancer de la prostate (en premier lieu par toucher rectal et dosage du PSA), si symptômes et/ou après 50 ans, doit être discuté avec votre médecin afin d’obtenir les informations sur les avantages, les inconvénients et les conséquences des examens réalisés.   

  

  

Ressources utiles : 

  

  

Auteurs : Département Prévention Cancer Environnement, Centre Léon Bérard 

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