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L’été doit-il obligatoirement rimer avec piqûres d’insectes ?

Maintenons le lien #SantéSolidaire _ L’été est associé au soleil, balades, farniente à la plage mais c’est aussi la saison des piqûres : moustiques, tiques, guêpes, araignées… La Mutuelle Familiale vous donne quelques conseils à suivre pour éviter de vous faire piquer et quoi faire pour vous soulager s’il est déjà trop tard ! 

Les piqûres de moustiques :

A moins d’être allergique, une piqûre de moustique est sans gravité. 

Quelques remèdes simples pour éviter les démangeaisons : 

Appliquer sur la piqûre une compresse imbibée soit : 

  • de vinaigre de vin ou de cidre mélangé à de l’eau  

  • d’un mélange de 3 cuillères à soupe de bicarbonate de soude et d’eau  

  • d’une goute d’huile essentielle de lavande (à ne pas utiliser chez les jeunes enfants et les femmes enceintes) 

Les piqûres de tiques :

Les tiques sont des acariens qui se nourrissent du sang d’autres êtres vivants. On les trouve principalement en forêt, dans les parcs et dans les jardins. 

Les tiques sont de toutes petite taille (entre 3 et 11 mm) et sont très présentes entre le printemps et l’automne. 

Etant vecteurs d’affection, il est important de retirer au plus vite la tique. Pour cela il est recommandé d’utiliser soit un tir tique, soit une pince à épiler. Il s’agit de retirer la tête de l’insecte : le bon geste est de dévisser et de ne surtout pas tirer. Après le retrait de la tique, il faut désinfecter la plaie avec un antiseptique. 

Quelques conseils pour éviter les piqûres de tiques :  

  • porter des vêtements de couleur claire couvrant les bras et les jambes 

  • Eviter de marcher dans des zones de végétations touffues ou près de buissons 

  • Examiner sa peau après chaque sortie en forêts, campagne… 

Les morsures d’araignées :

En France, rare sont les morsures d’araignées dangereuses. 

Ces morsures provoquent en général des démangeaisons, des rougeurs et des gonflements de la peau. La morsure se distingue également par la présence de 2 petits trous rapprochés sur la peau. 

Que faire en cas de morsure d’araignée : 

  • Il faut laver et désinfecter la plaie.
  • Appliquer également une poche de froid pour apaiser la douleur. 

Les piqûres de taon :

Le taon ressemble à une grosse mouche plate. La piqure de taon peut provoquer une forte douleur, une rougeur et une boursouflure de la peau. La douleur s’estompe dans les heures qui suivent la piqûre. 

Quelques conseils pour soulager et éviter d’être piqué par un taon :

  • Pour calmer la piqûre d’un taon, il suffit d’y appliquer un antiseptique  

  • Le taon aime particulièrement les peaux humides, il est donc conseillé de bien s’essuyer après une baignade 

Les piqûres d'abeilles, de guêpes, de frelons ou de bourdons :

Ce sont des piqûres courantes. Les abeilles, guêpes, frelons et bourdons sont des hyménoptères qui piquent en plantant leur dard dans la peau et en injectant un venin. L’abeille ne pique qu’une fois, son dard et une partie de son abdomen reste plantés dans la peau, et elle meurt. La guêpe comme le frelon peuvent piquer à plusieurs reprises sans mourir. 
La piqûre d’hyménoptère provoque une douleur vive et une tuméfaction (un gonflement) de 5 à 10 cm de large. 

Quels gestes en cas de piqûre ? 

  • même en cas de piqûre sans gravité, essayer d'identifier l'insecte en cause ; 

  • ôter les bagues en cas de piqûre à la main ; 

  • désinfecter la piqûre avec de l’eau et du savon, puis appliquer une solution antiseptique ; 

  • appliquer sur la zone piquée de la glace enveloppée dans un tissu pour ne pas brûler la peau ; 

  • prendre un antalgique (paracétamol) en cas de douleur ; 

  • arrêter toute activité physique et rester tranquille pendant 30 minutes ; les symptômes doivent s'atténuer progressivement.  

  • en cas de gêne de type démangeaison avec rougeur dans les 24 heures, même sans terrain allergique, appliquer une pommade antihistaminique à condition que l’aiguillon ou le dard ait été retiré, et que la piqûre ait été correctement désinfectée ; 

  • consulter si la zone piquée reste très rouge, enflée et douloureuse après 24 heures. S'il s'agit d'une infection au point de piqûre, le médecin la traitera. Si les démangeaisons sont importantes, il peut aussi prescrire des antihistaminiques par voie orale pendant quelques jours pour soulager. 

 

Quand consulter ou contacter les secours ? 

Plusieurs cas relèvent de la situation d’urgence et de l’appel au SAMU (15) :  

- Le nombre de piqûres : si un enfant a été piqué plus de 4 ou 5 fois, ou si un adulte a été piqué à plus de 20 reprises. 

- La zone piquée : les secours doivent être contactés en cas de piqûre dans la gorge ou la bouche. Elle risque de provoquer un gonflement et un étouffement. 

- La réaction allergique : les signes sont : une urticaire importante, des démangeaisons, un œdème (gonflement) de la langue, de l’épiglotte ou du larynx (risque de blocage des voies respiratoires), des nausées, des diarrhées, des pertes de connaissance et des vertiges. Si vous avez un stylo injecteur d’adrénaline en prévision du choc anaphylactique, il faut l’utiliser. En attendant les secours, la victime doit être placée en position allongée, si possible en pente avec les pieds et jambes en position surélevée par rapport au bas du corps (position de Trendelenburg).  

- La réaction locale sévère/toxique : elle se manifeste par des maux de tête, de la fièvre, des malaises… la tuméfaction fait plus de 10 cm. Le fait que la piqûre ne se résorbe pas en 24 heures est un autre signe de réaction sévère. 

 

Article rédigé le 5 août 2020

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