Chocs, brûlures, maux de ventre… Comment soulager les douleurs d’un enfant ?

Trouver la solution appropriée

Le réconfort que vous apportez à l’enfant est très important et complémentaire des anti-douleur.

La douleur est à la fois une sensation et une émotion, ces deux composantes doivent être prises en compte pour la soulager efficacement.

Soulager sans médicament

  • Lui apporter du réconfort

La peur, l’inquiétude, le stress peuvent augmenter les sen­sations douloureuses. Au contraire, être en confiance, rassuré, consolé, permet de moins les ressentir. Dans la mesure du pos­sible, gardez votre calme, essayez de dédramatiser : “Oui, je vois que tu as mal, on va trouver une solution.”
Évitez de gronder : “Je t’avais bien dit…”, de déni­grer : “Arrête de pleurer, c’est rien !” ou de juger : “Tu es vraiment douillet !”. Exprimer sa douleur n’est pas un signe de faiblesse et chacun la ressent diffé­remment, et pouvoir dire qu’on a mal fait déjà du bien. Votre présence ou celle d’une personne proche auprès de votre enfant est d’un grand soutien, tout comme son doudou s’il en a un.

  • L’installer confortablement

Être bien installé, dans vos bras, dans un lit ou sur un canapé, permet de se détendre et donc d’avoir moins mal. Le confort, c’est aussi ne pas avoir trop chaud, ne pas avoir faim…

  • Le distraire

 S’ennuyer, ne rien faire, n’aide pas à se sentir bien. Au contraire, écouter de la musique ou une histoire, lire, chanter, jouer, regarder sa série préférée, faire un jeu qui demande de la concentration, avoir de la compagnie… peut aider votre enfant à penser à autre chose, à “oublier” sa douleur. La distraction peut être un moyen puissant pour lutter contre la douleur. Par ailleurs, certains enfants, très sensibles à la vue de leur “bobo” ou du sang, se sentent mieux quand on détourne leur attention et que l’on cache leur blessure sous un pansement.

  • Le soulager avec une bouillote ou une poche de gel froid 

Le chaud favorise la détente musculaire et peut aussi soulager le mal au ventre. Le froid diminue les douleurs inflammatoires (bosse par exemple). Poser une bouillotte ou une poche de gel froid sur la zone douloureuse est simple et efficace. Pour ne pas “brûler” la peau de l’enfant, veillez à toujours placer la bouillotte ou la poche de gel froid dans une housse en tissu.

 

Si nécessaire, soulager avec des médicaments

Demandez toujours conseil à votre médecin ou votre pharmacien, et respectez scrupuleusement les dosages correspondants à l’âge et au poids de l’enfant.

Pour les douleurs légères à modérées, vous pouvez donner :

  • du paracétamol : il peut être donné aux bébés et aux enfants. Il a très peu d’effets indésirables.
  • de l’ibuprofène : il est utile, notamment quand la douleur est due à une inflammation. Il peut être donné aux bébés (à partir de l’âge de 3 mois) et aux enfants. Il est contre-indiqué dans certains cas que le médecin ou le pharmacien vous indiqueront.

Ce sont les seuls médicaments que vous pouvez acheter sans ordonnance en pharmacie.

Pour les douleurs plus importantes, d’autres médicaments (codéine, tramadol, nalbuphine, voire morphine) pourront être prescrits en fonction de l’âge de l’enfant.

 

Bien soulager et empêcher la douleur de “revenir”

Il est important de donner la quantité de médicaments adaptée à l’âge et au poids de l’enfant et de respecter le rythme des prises. Si c’est le médecin qui a prescrit le médicament, cela est précisé sur son ordonnance. Sinon, l’information peut vous être donnée par le pharmacien et elle est toujours indiquée dans la notice du médicament.

 

Zoom
Utilisez le « vrai » nom des médicaments
Chaque médicament contient un principe actif dont le nom est défini par l’OMS : c’est la Dénomination Commune Internationale (DCI). Connaître le nom de la molécule active plutôt que le nom de la marque limite les risques de surdosage. En effet, on peut, sans s'en rendre compte, prendre 2 fois le même médicament, de 2 marques différentes. Par exemple : Doliprane® et Efferalgan® contiennent le même principe actif qui est du paracétamol.
La DCI est écrite sur la boîte du médicament, juste en dessous du nom de marque.
A la pharmacie, vous pouvez donc indiquer que vous souhaitez du paracétamol, par exemple, plutôt que du Doliprane®. Sur les médicaments génériques, seule la DCI est indiquée . En savoir plus sur les génériques.

 

Cas pratique : soulager efficacement les bobos du quotidien

Appelez le 15 en cas de chute sur la tête avec perte de connaissance

  • Après une chute, un choc (bosse sans plaie) : appliquez rapi­dement du froid sur la bosse, à l’aide d’une poche de gel froid ou de glaçons dans un linge. Rassurez et installez confortablement l’enfant, et donnez-lui un médicament anti-douleur si la douleur persiste.

Appelez le 15 en cas de gonflement ou de rougeur importants, de difficulté à respirer.

  • Après une piqûre (insecte ou plante) : rassurez et installez confor­tablement votre enfant. Si un dard (ou une épine) est resté sous la peau, retirez-le et désinfectez avec un produit qui ne pique pas. Si votre enfant a encore mal, donnez-lui un médicament anti-douleur. Si, après quelques jours, la piqûre reste enflée, rouge et douloureuse, consultez le médecin.

 

  • Après une brûlure légère (sans cloque)

Placez la brûlure sous l’eau froide pendant 15 minutes puis appliquez de la crème à la trolamine (telle que la Biafine®)  ou de la vaseline, mais pas de beurre ou d’huile. Installez confor­tablement l’enfant et donnez-lui un médicament si la douleur ne passe pas.
Dans le cas d’un coup de soleil : appliquez de la crème à la trolamine ou de la vaseline, et donnez un médicament anti-douleur si nécessaire. Il est essentiel de protéger sa peau du soleil dès le plus jeune âge, retrouvez nos conseils pratiques dans le dossier Comment préserver le "capital soleil" de mon enfant ?

  • En cas de mal de tête : donnez à votre enfant un médicament anti-douleur, et proposez-lui de s’allonger au calme, avec une poche de froid sur la zone douloureuse. Si cela se prolonge ou revient souvent, consultez votre médecin.
     
  • En cas de mal de ventre : cela peut être très gênant mais souvent sans gravité. Rassurez l’enfant, aidez-le à respirer tranquillement, à se détendre, proposez-lui un massage, une bouillote… Parfois, des maux de ventre répétés, sans autres symp­tômes, traduisent une anxiété liée à des peurs, des soucis, à la maison ou à l’école.

Quand faut-il contacter son médecin ?

N’hésitez pas à appeler votre médecin ou le SAMU en composant le 15 si la douleur s’accompagne d’un saignement impor­tant, d’une réaction locale très forte (gonflement), si le comportement de votre enfant est très modifié (plaintes, pleurs ou au contraire calme inhabituel…), si la douleur dure malgré les traitements.

Source : Association SPARADRAP  
 

Dernière mise à jour : 07 août 2018

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