Comment diminuer ma consommation de viande ?

Manger moins de viande pour ma santé et ma planète

Pour équilibrer son alimentation, il est important de bien varier sa consommation alimentaire sans tomber dans les excès, afin de préserver sa santé. C’est le cas par exemple de la consommation de viande.

Quelles sont les viandes ?

D'une part, il y a les viandes dites de boucherie avec notamment, le bœuf, le mouton, le porc, le veau, l’agneau et le cheval. D'autre part, les produits carnés comprenant les volailles, le lapin, les abats, la charcuterie et les gibiers.

 

Pourquoi consommer de la viande ?

Essentiellement composée de tissus musculaires, la viande nous apporte principalement des protéines de bonne qualité ainsi que du fer mieux assimilable par l’organisme que le fer issu des végétaux (contenu dans les céréales et les légumes secs), du zinc et des vitamines du groupe B, dont la vitamine B12 importante pour le développement du cerveau.

Cet apport en protéines permet la croissance et le maintien de la masse musculaire (en particulier chez les personnes âgées avec le risque de fonte musculaire et de dénutrition) et une bonne oxygénation des cellules.

Une portion de 100g de viande apporte 20g de protéines, soit le quart des besoins quotidiens.

Quant au fer, il favorise l’oxygénation du sang et diminuer le risque d’anémie (fréquent chez les femmes). Les viandes rouges apportent entre 3 à 4mg de fer pour 100g, tandis que les abats en sont les plus riches avec un apport moyen de 6mg (jusqu’à 22mg de fer pour le boudin noir).

Les recommandations du Programme National Nutrition santé, en termes de consommation de viandes sont de 1 à 2 fois par jour avec des portions de 100 à 150g par jour, en diminuant son apport et tendre vers une alimentation plus riche en protéines végétales.

 

Pourquoi faut-il manger moins de viande pour sa santé ?

La viande est riche en acides gras saturés qui, avec une consommation en excès, favorisent les risques cardiovasculaires dont la formation de la plaque d’athérome (plaque se formant sur les parois internes des vaisseaux ou artères, composée notamment de lipides et de collagène liée à une réaction inflammatoire), ainsi que la prise de poids.

L’excès de protéines entraine également des pathologies rénales comme l’insuffisance rénale chez des personnes ayant des reins fragiles, ou encore l’hyperuricémie, dit la goutte ou maladie de l’abondance.

Une consommation excessive de viande rouge et de charcuteries favorise l’apparition du cancer colorectal.

Par conséquent, il est donc conseillé de ne pas dépasser plus de 500g de viandes rouges (porc, bœuf, veau, mouton, agneau, abats) par semaine et 150g de charcuteries par semaine. Ces quantités ne sont pas des objectifs à atteindre.

 

Et pour l’environnement ?

L’empreinte carbone des viandes est plus importante que celle des plantes. Une consommation plus importante de légumineuses réduirait les émissions de gaz à effet de serre.

En effet, la consommation d’eau lors de la production d’un kilogramme de viande est plus importante que pour celle de légumineuses.

 

Source : infographie de la FAO 2016

Selon le rapport Agrimonde (INRA/CIRAD, 2009), l’agriculture ne pourra nourrir les 9 milliards d’habitants de la planète en 2050 que si la consommation individuelle des produits d’origine animale ne dépasse pas 500 kcal/j alors qu'actuellement la consommation en Europe de l’Ouest est supérieure à 1000 kcal/pers./jour.

Les légumineuses représentent une source de protéines végétales importante pour contribuer à la transition alimentaire vers une augmentation de la consommation de protéines végétales et une réduction des protéines animales.