Trouve-t-on des perturbateurs endocriniens dans les aliments pour enfant ?

La réglementation évolue peu à peu

Purée maison, petit pot, compote nomade… Les aliments des touts-petits peuvent contenir des perturbateurs endocriniens. La bonne nouvelle, c'est qu'on peut les éviter en adoptant de nouvelles habitudes, bien souvent plus écologiques et économiques !

 

 

 

 

Les perturbateurs endocriniens sont présents dans de nombreux produits du quotidien : on les trouve dans les aliments non bio, dans certains cosmétiques, produits ménagers, ustensiles plastique... La bonne nouvelle, c'est qu'on peut les éviter en adoptant de nouvelles habitudes, bien souvent plus écologiques et économiques ! 

D'où viennent les polluants ?

L'aliment lui-même peut contenir des polluants tels que les pesticides dans les fruits, légumes, céréales, ou d'autres substances (dioxines, PCB, métaux lourds) dans les poissons prédateurs notamment (saumon, thon, requin...). Les polluants peuvent également provenir de l'emballage : la migration des polluants dans un aliments est favorisée dans les conditions suivantes :

  • L’aliment est acide ou gras : c'est le cas des conserves de tomates, thon ou sardine à l'huile, petits poissons marinés ou fumés en barquette plastique...
  • L’aliment est chaud : plat réchauffé dans sa boite plastique, aliment emballé voir cuit dans un film étirable, eau chauffée dans une bouilloire en plastique...
  • Le contact aliment/emballage est prolongé : lors du stockage

Enfin, les ustensiles de cuisine tels que les poêles en téflon, les cuits-vapeur en polycarbone (plastique dur), moules à gateau avec revêtement, moule en silicone, etc. contiennent des perturbateurs endocriniens qui peuvent migrer dans l'aliment au moment de la cuisson.

 

Plus que la dose, c'est le moment d’exposition qui détermine le risque santé

Les perturbateurs endocriniens sont des substances qui altèrent la régulation hormonale de notre corps, même à très faible dose. Ainsi, contrairement aux autres substances toxiques, les risques pour la santé de sont pas liés à la quantité à laquelle on est exposé. Pour protéger les consommateurs, il est donc nécessaire de mettre en place une réglementation adaptée aux perturbateurs endocriniens. Dans le domaine alimentaire par exemple, la présence de "traces" de pesticides, même en-dessous des "limites maximales de résidus", peut avoir à long terme un impact sur la santé.

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Les 1000 premiers jours de vie

C'est pendant la vie foetale et la petite enfance, lorsque l'organisme est en construction et particulièrement vulnérable, que les perturbateurs endocriniens peuvent avoir le plus d'impact sur la santé. C'est pourquoi l'Organisation Mondiale de la Santé met en avant les 1000 premiers jours de vie, de la conception de l’enfant à ses 2 ans, comme une période importante pour la prévention des maladies chroniques avec l'adoption d'une bonne hygiène de vie.

 

Quel est l'impact des perturbateurs endocriniens sur notre santé ?

En perturbant la très fragile régulation hormonale de l’organisme, les perturbateurs endocriniens altèrent le fonctionnement de tout notre corps. L’ONU a apporté les preuves scientifiques démontrant la responsabilité des perturbateurs endocriniens dans la survenue de plusieurs tendances sanitaires : cancers, hyperactivité, diabète de type 2, obésité, infertilité... qui sont à relier à l’altération de notre environnement.  « La question n’est plus de savoir si cette épidémie de maladies chroniques est liée aux perturbateurs endocriniens mais à quel point ces derniers y contribuent » précise André Cicolella, président du Réseau Environnement Santé.

Le bisphénol A interdit dans les contenants alimentaires depuis 2015

Depuis le 1er janvier 2015, la France est le 1er pays au monde à interdire le bisphénol A (BPA) dans tous les contenants alimentaires. Cette interdiction représente une importante avancée dans l'éradication du bisphénol A de notre environnement… Mais elle n’empêche pas l’écoulement de stocks constitués avant la mise en application de la loi. D'autre part, le BPA reste autorisé pour les bouilloires en plastique, robots mixeurs et cuiseurs vapeur, bonbonnes de fontaines à eau, vaisselle en polycarbonate, canalisations d’eau, cuves alimentaires et vinicoles…Soyons donc des consommateurs vigilants pour éviter autant que possible le BPA, et les autres perturbateurs endocriniens qui restent autorisés dans les emballages. 
 

 

Retrouvez dans la rubrique Je veux agir des conseils pratiques pour éviter les perturbateurs endocriniens.

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Dernière mise à jour : 01 août 2018.